La diversification souvent réussie des activités de la SNCF, à l’international et dans la multimodalité, coexiste avec des faiblesses ferroviaires indignes de sa longue histoire.

0 Débâcle ferroviaire

« Trois ans après Brétigny, deux ans après le vote de la loi de réforme ferroviaire, les quelques promesses d’un redressement solide du rail français sont dispersées avec fracas au gré des récents arbitrages gouvernementaux. L’annonce coup sur coup, cette semaine, du non-désendettement du système et d’une dérogation à la règle d’or pour financer CDG Express, s’ajoute à la gestion calamiteuse de la crise Alstom et à de multiples arbitrages incohérents. Le quinquennat de François Hollande s’achève dans le tumulte des renoncements, alors que les Français semblent se lasser des piètres performances de la SNCF. Un rebond est-il seulement encore possible? », écrit Gilles Dansart.

Ajoutons l’attribution d’un milliard d’euros à la relance autoroutière, alors que tout investissement ferroviaire est considéré comme un gâchis d’argent public.

Pour télécharger l’article de Gilles Dansart dans Mobilettre.com : Débâcle ferroviaire

Si la commission et les gouvernements, plutôt qu'à imposer la concurrence intra modale, mettaient leur énergie à la construction d'une filière industrielle ferroviaire européenne.

0 Alstom

Les températures dépassent les maximums saisonniers mais les industries d’avenir, à même de contenir l’emballement du climat tout en développant l’emploi sont au congélateur. Alstom a annoncé la fermeture de l’usine de Belfort de matériel ferroviaire. François Hollande fera-t-il définitivement la preuve de son impuissance ou réussira-t-il à préserver l’usine d’ici les présidentielles ? Lire la suite…

C'est d'abord de sa gestion industrielle inadaptée que Fret SNCF est mort, pas de son coût du travail. C'est de cela aussi que la branche Voyageurs peut un jour mourir.

0 Ecart de compétitivité et coût du travail

En pleine négociation sur la réécriture de la réglementation du travail, la direction de la SNCF, évalue à 20 à 30% (mesurés comment d’ailleurs?)  l’écart de compétitivité entre la SNCF et les entreprises ferroviaires alternatives. Elle attribue opportunément tout cet écart au coût du travail.

Dit avec moins de précaution: la concurrence entre les entreprises du secteur serait affaire de concurrence entre leurs salariés. L’emporterait le compétiteur qui saurait appliquer le moins disant social.

Loin de moi l’idée de négliger le coût du travail. Encore faut-il le remettre à la place qu’il mérite. Lire la suite…

Le monde des transports est pris de folie ...

0 Thallys Izy

Le monde des transports est pris de folie, enivré aux liaisons à bas coûts, à la déréglementation et à l’externalisation des coûts environnementaux. On connaissait déjà les autoroutes vides et les camions qui traversent les villes pour éviter les péages. A son tour, Thallys, filiale de la SNCF qui est sensée faire circuler des TGV entre Paris et le Nord de l’Europe, expérimente le Thallys low-coast (la SNCF ne parle plus que le globish) à 19€ dont l’essentiel de l’économie réside dans la diminution des péages du à l’emprunt par ces TGV des lignes classiques à la place de la ligne à grande vitesse, et accessoirement de la fermeture du bar ! En effet, le voyageur pauvre ou radin est une nouvelle espèce d’escardromadaire à la fois lent et sobre. A ce compte je propose de réserver les autoroutes aux vélos et de laisser les voies vertes aux 4×4, ils finiront par s’embourber !

Pierre

Formellement réintégrée pour satisfaire au mythe de la famille cheminote, la SNCF est profondément désintégrée par le fonctionnement en silos et les déficits de cohérence managériale et industrielle.

2 La démission de Jacques Rapoport révèle une profonde crise ferroviaire

L’article de Gilles Dansart dans Mobilettre le 25 février 2016:

Alain Vidalies a annoncé hier soir mercredi 24 février la démission «pour raisons personnelles» du président de SNCF Réseau, qui à bientôt 64 ans ne se voyait pas relever dans la durée les défis du gestionnaire d’infrastructures ferroviaires. Elle souligne une grave crise de pilotage et de stratégie de la part de l’Etat, et interroge sur la capacité de la SNCF à renouveler ses pratiques et son management. En pleine négociation sociale, Guillaume Pepy apparaît plus que jamais au centre du jeu et des enjeux.

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Un large consensus peut naître pour repenser le transport ferroviaire. Encore faut-il oser le débat.

0 Transport ferroviaire : d’un passé prestigieux à un avenir préoccupant

Cette note émane d’un groupe de réflexion de l’association Lasaire. Ce n’est pas une prise de position mais une invitation à un débat sur l’avenir du transport ferroviaire, en grande difficulté en France. Elle porte trois convictions.

Celle que le transport ferroviaire français, voyageurs et fret, a un grand rôle à jouer, national et européen, dans les défis économiques, écologiques, énergétiques du monde à venir. Lire la suite…

Le témoignage du chef de l’Office Central Banlieue à Paris Gare de Lyon en poste le 27 juin 1988

2 « Accident de la Gare de Lyon en 1988, je me souviens… »
Nous avons, comme cadres, pu être confrontés à des sujets concernant la sécurité, que nous exercions dans un domaine directement lié à la sécurité ou non. Nous avons pu vivre des situations difficiles, notamment parce que nous n’avons pas trouvé les solutions adéquates, que nous n’avons pas ressenti le soutien nécessaire de la hiérarchie ou parce que le système est trop souvent d’une grande froideur devant ce qui touche profondément un être humain.
Le récit qui suit témoigne d’une de ces situations. Cadres libres est ouvert à d’autres contributions.

« Ce lundi 27 juin 1988, j’étais depuis 3 mois, chef de l’OCB (Office Central Banlieue) à Paris Gare de Lyon. Depuis mon embauche à la SNCF, en 1984, c’était mon 3eme poste d’encadrement. Mi-juin, en plus des missions classiques liées au poste, à savoir la gestion des rames et du personnel de conduite de la banlieue sud-est, j’avais repris les fonctions de chef de gare pour la gestion des voies, des quais et du poste d’aiguillage de la gare souterraine.

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« Tout ce qui peut être compté ne compte pas forcément et tout ce qui compte ne peut pas forcément être compté », Einstein

0 Dirigeants engagés a minima?

Aujourd’hui on exige des Cadres Dirigeants de démissionner du statut de cheminot. Demain le demandera-t-on aux Cadres Supérieurs ?

Tout semble indiquer que le modèle du marché du travail interne de la SNCF est l’objet de remise en causes profondes, la sélection des cadres revêtant toujours une dimension en lien avec les projets d’une entreprise. Ou comment le basculement d’un modèle d’entreprise publique intégrée à celui d’un groupe filialisé à capitaux publics exclusivement orienté vers le marché se heurte au fonctionnement du marché du travail à statut. Lire la suite…

Le gouvernement a décidé de ne donner aucune chance de rebondir au système ferroviaire.

0 « En route vers le démantèlement de la SNCF »

« En choisissant de maintenir Guillaume Pepy à la tête de la SNCF, en laissant la direction de l’entreprise poursuivre sa politique de démolition systématique, le gouvernement a décidé de ne donner aucune chance de rebondir au système ferroviaire. La mesure, en apparence anodine, de la libéralisation des autocars, dans le cadre de la loi Macron, vient parachever l’édifice : elle est là pour servir de levier en vue de dynamiter le service public de transports. Quel bilan ! Rarement gouvernement aura pratiqué avec un talent si consommé l’art du double langage et de la duperie. »

C’est ainsi que Martine Orange conclut son article sur MEDIAPART le 31/05/2015. Télécharger: En route vers le démantèlement.

La modernité c’est renforcer la complémentarité entre les modes de transport, la cohésion territoriale et la citoyenneté.

0 La loi Macron et le transport par autocar

En renonçant à organiser la complémentarité entre les différents modes de transport sur le territoire, l’Etat ne répond pas aux besoins de mobilité de la population.

Dans sa note « La loi Macron et le transport par autocar : la démission de l’état », Joël Le Coq, de Lasaire, aborde un aspect particulier de la loi Macron. Lire la suite…

Marre du SNCF bashing

2 Un « appel pour le ferroviaire » discutable!

Un appel en faveur d’une nouvelle politique ferroviaire en France a été publié par les Chambres de Commerce et d’Industrie, la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles, la Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises, l’Association des Usagers de Transport de Fret, l’Association Française des Ports Intérieurs, la Fédération des Industries Ferroviaires et la Fédération Nationale des Associations d’Usagers du Transport.

Mauvaise foi

Cet article est bien plus éclairant sur les mentalités, les idées reçues, les contre vérités parfois, le dogme libéral et de la privatisation à outrance que sur la réalité industrielle, politique et économique des choses. Lire la suite…

On subit la dictature de la ponctualité et des comptes sur la sécurité.

1 Enquête sécurité: sortons du déni et agissons!

Les premières analyses de la direction concernant  l’enquête sécurité me laissent perplexe.

Il en ressort une lecture où tout est lisse ou presque. Autour de moi j’entends dire « tout ça pour ça ».  J’aimerais qu’on prenne les problèmes à bras le corps, mais je m’interroge : l’entreprise s’accordera-t-elle les moyens supplémentaires et les investissements nécessaires aux réalités du terrain ?

J’ai le sentiment qu’on se met la tête dans le sable, qu’on est dans le déni de la réalité et qu’on subit la dictature de la ponctualité et des comptes sur la sécurité.
L’enquête mentionne clairement les dangers de comportements déviants (allant parfois jusqu’aux 20% de non application stricte des procédures) concernant la sécurité. Lire la suite…

La recherche de la maîtrise de l'aléa produit un fonctionnement encore plus aléatoire que celui laissé à l'initiative des individus

1 La sécurité est-elle assurée par la norme?

« Les Echos » du 09 juillet 2014 publie le Point de vue de François Dupuy, sociologue des organisations: « Brétigny, un drame qui devrait faire réfléchir toutes les entreprises ». Lire la suite…

Avais-je le droit de ne pas être « volontaire » ?

1 Gilets rouges … (1)

Dans une grande opération de communication du président Pépy à destination de l’Elysée (cf. les remerciements entendus du 1er ministre dès le 16 juin soir !), l’entreprise a lancé un appel pour le moins cavalier aux volontaires de l’information, appel n fois réitéré, au point d’être clairement culpabilisant pour les autres agents, car il semble que le travail le plus noble à faire ces jours-là était « volontaire de l’information ». Lire la suite…

je suis profondément blessé d’une si mauvaise gestion de crise

0 Gilets rouges… (2)

Commentaire de l’article « Gilets rouges… (1) »

Je partage complètement cet avis. Cette position totalitaire d’un volontariat imposé avec interdiction d’accéder à notre poste de travail est non seulement insultante, humiliante vis-à-vis du travail des cadres des sièges mais aussi effroyable ; en effet, il était de notre devoir en tant que cadre libre (j’ose encore y croire) de ne pas accepter une telle position de diktat. Lire la suite…

On ne gagne jamais rien à mettre son corps social à genoux.

0 Ne pas oublier le passé pour construire un avenir possible
Tribune libre de Benoît Vincent

Mon propos ici n’est pas de m’interroger sur le bien fondé ou pas de la réforme que veut imposer le gouvernement (et les directions de SNCF et RFF). Sur cette question, il n’y a pas débat : cette réforme amplifie et aggrave la situation créée en 1997, et tend à l’éclatement de l’entreprise publique sans résoudre les questions essentielles qui se posent au secteur ferroviaire en France. Lire la suite…

En tant que cadre supérieur, ...

1 Les cadres sont devenus des exécutants

En tant que cadre supérieur, j’avoue ne plus savoir où j’en suis. Et parmi les cadres, je ne suis pas le seul dans ce cas. Il y a un vrai divorce entre l’encadrement et le Comex.  Lire la suite…

Le centre de gravité n’est pas en train de s’abaisser, il est aujourd’hui à son niveau le plus haut.

3 Il n’y a plus de dialogue

Je souhaitais vous faire part d’un constat personnel qui, même s’il n’est pas directement lié à la réforme ferroviaire, aura forcément un influence sur la façon de la bâtir. Lire la suite…

page 3: "Les cheminots au service des clients. Mais leurs dirigeants, au service de qui?"

0 Interrogeons la réforme!

Au sommaire du Cadres libres n° 10 – mai 2014 :

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TRIBUNE LIBRE

1 Thierry Mignauw s’exprime sur la Réforme Ferroviaire

Thierry Mignauw, Directeur général délégué Infrastructures de la SNCF en 1998 et 1999, s’exprime sur le projet de Réforme Ferroviaire.

« Je crois à la nécessité de refonder le service public ferroviaire et de rétablir la qualité de son fonctionnement. Je ne prétends pas avoir le monopole de l’expertise, mais je sais ce que c’est que d’exploiter des services ferroviaires. Je sais qu’il est absurde, pour qui a vécu les incessants conflits de toute nature et de tout niveau qui existent depuis quinze ans, de dire que c’est à la Nation d’arbitrer entre RFF et la SNCF : ce n’est absolument pas opératoire ! » … Lire la suite…

Le regroupement qui morcelle

0 Des trains trop larges

Sur « l’affaire » des TER « trop » larges, nous vous recommandons l’article de Daniel SCHNEIDERMANN sur @RRET SUR IMAGES. Lire la suite…

La sous-traitance apporte des surcoûts importants, avec un coût deux fois plus élevé que les agents au cadre permanent.

0 Quel avenir pour l’informatique?

« Le SI doit anticiper et se préparer pour l’échéance de la réforme ferroviaire au 1er janvier 2015 », dixit la Direction Finances Achats et Systèmes d’Information, le 22/10/2013. Lire la suite…

Les directions d'entreprises n'ont pas le monopole de la performance.

0 Yves Clot parle du travail au Social Club

Yves Clot est professeur de la chaire de psychologie du travail au CNAM.

Son intervention au Social Club SNCF du 15 janvier 2014 était particulièrement stimulante! En voici une synthèse, lisible en peu de temps. Lire la suite…