Le centre de gravité n’est pas en train de s’abaisser, il est aujourd’hui à son niveau le plus haut.

3 Il n’y a plus de dialogue

Je souhaitais vous faire part d’un constat personnel qui, même s’il n’est pas directement lié à la réforme ferroviaire, aura forcément un influence sur la façon de la bâtir. Depuis maintenant quelques années j’ai constaté qu’il est de plus en plus difficile d’exprimer ses idées au sein de la SNCF. Il n’y a pratiquement plus de dialogue entre cadres, cadres supérieurs et cadres dirigeants. Les idées viennent d’en haut et il faut s’y conformer. Cette pratique qui s’accentue d’année en année conduit à un appauvrissement du stock d’idées à disposition de ceux qui décide des orientations de l’entreprise et de la manière de les atteindre. En fait le centre de gravité n’est pas en train de s’abaisser, il est aujourd’hui à son niveau le plus haut. Une telle dérive de la pratique managériale ne pourra pas être sans incidences malheureuses sur l’avenir du groupe public ferroviaire, et cela quelle que soit sa forme (un ou plusieurs Epic).

3 commentaires

  1. Robin Lacapuche

    7 years ago

    Je partage en partie ce constat. Mais je ne suis pas certain que les idées viennent « d’en haut » ; parfois elles viennent « d’à côté ». Ceci étant dit, elles se ressemblent tellement que le résultat est le même… Aurait-on pris soin de nommer aux postes de responsabilité managériale exclusivement ceux qui ont la « bonne » couleur politique -disons, celle qui va de la social-démocratie « blairiste » à la démocratie chrétienne- au prix évidemment d’un appauvrissement de la pensée ? En tout cas cela y ressemble.

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  2. guinan

    7 years ago

    En clair, rien de nouveau dans l’entreprise que j’ai quittée depuis bientôt dix ans. J’avais déjà l’habitude de dire que la SNCF était pire que l’armée des années 1970, celle qui m’avait hébergé pendant un an. Celle où le chef a toujours raison !
    Déjà, nos cadres dirigeants de haut niveau prenaient soin de s’entourer de collaborateurs aux mêmes idées ou qui n’oseraient jamais entrer en contradiction avec eux, carrière oblige !
    A ce sujet, je me rappelle une citation, lue dans une revue SNCF, de Loïk Le Floch-Prigent, alors PDG de ladite SNCF et qui disait à peu près ceci : « Je m’étonne toujours, lorsque je pose une question à mon entourage, d’entendre la réponse que j’aimerais entendre ! »
    Un cadre SNCF retraité.

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    • jean-marie

      7 years ago

      1978, première réflexion entendue dans la gare de mon embauche.
      « Qu’elle est la différence entre l’Armée et la SNCF ? La SNCF, c’est la discipline en plus… »
      2012, année de mon départ, c’est encore pire, le règlement du « petit » chef sévit toujours.
      Encore plus fort car n’ayant plus les compétences requises les nouveaux « dirigeants » n’ont plus que cela pour se faire respecter de la base.
      Un « Canada Dry »…

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