La sous-traitance apporte des surcoûts importants, avec un coût deux fois plus élevé que les agents au cadre permanent.

0 Quel avenir pour l’informatique?

« Le SI doit anticiper et se préparer pour l’échéance de la réforme ferroviaire au 1er janvier 2015 », dixit la Direction Finances Achats et Systèmes d’Information, le 22/10/2013. Le 9/12/2013, après la convention des managers IT, elle communique encore : « Alors que se dessine la future réforme du système ferroviaire et que le Groupe SNCF s’engage dans son nouveau plan stratégique, Excellence 2020, l’IT a plus que jamais, un rôle à jouer pour contribuer à sa réussite ». La Direction a même indiqué que « les MOA pourront travailler directement avec les Centres de Services ».

Un projet d’évolution du SI qui porte l’éclatement

Le nouveau modèle du SI décline l’éclatement de la SNCF et de son informatique : DSI Groupe, DSI Voyageurs, DSI Corporate, DSI Fret, DSI Infrastructures, Direction des services partagés. Des équipes AMOA/MOE seront constituées. Mais, il n’y aura pas de place pour tous dans l’organisation cible.

La sous-traitance est généralisée

La mise en place des Centres de Services (CdS) décline un taux de sous-traitance de 56%. Pourtant  la sous-traitance apporte des surcoûts importants avec un coût deux fois plus élevé que les agents au cadre permanent. Alors pourquoi ne pas embaucher et ré-internaliser ? La Direction entend faire baisser le taux de sous-traitance en externalisant !

Economies d’apparence d’un système totalement incohérent, dirigé uniquement par le dogme du refus de travailler avec un nombre suffisant de cheminots qualifiés et formés. Le ministre des Transports n’a-t-il pas indiqué qu’il sera extrêmement attentif aux réponses concernant l’appel à la sous-traitance et ses conditions ?

Des Maîtrises d’Ouvrage mécontentes

Pourtant, les maitrises d’ouvrage mettent en cause cette stratégie. Elles en subissent directement les conséquences néfastes : qualité du service rendu moindre, perte de réactivité, complexification des tâches… Dans son refus de ré-internaliser le développement, la Direction déclare que « les développeurs, ça ne s’embauche pas pour 40 ans dans une entreprise publique ». Quid de la compétence métier informatique ?

Plan de Performance Informatique et Télécom (PPIT)

De nouvelles suppressions d’emplois sont prévues: 100 chez les Telecom et 200 à l’Informatique, ce qui équivaut pour cette seule filière à 40% de personnel en moins.

Comment gérer les installations en service, obsolètes, génératrices de pannes pénalisantes pour les utilisateurs ? Comment maintenir les salles serveurs et leur capacité à assurer un service correct. Financera-t-on du rêve avec des bouts de ficelle? Quid de la sécurité du fonctionnement et de la satisfaction des utilisateurs.

Il faut changer de stratégie

Cgt, Unsa et Sud Rail demandent:

  • un SI intégré dans un EPIC SNCF unique et intégré réunifiant la SNCF et RFF,
  • un taux de sous-traitance raisonnable et la réinternalisation des emplois pérennes, des activités « coeur de métier » et stratégiques par des embauches au Statut,
  • le maintien et la garantie des emplois en région, à proximité des utilisateurs,
  • la ré-internalisation des supports et assistances pour les sites actuels ou à venir.

Pas encore de commentaires.

Commenter cet article

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

*
Attention, ce nom sera publié. Choisissez un pseudo si vous souhaitez rester anonyme.

 

  • Newsletter

    [mc4wp_form id="1762"]