La recherche de la maîtrise de l'aléa produit un fonctionnement encore plus aléatoire que celui laissé à l'initiative des individus

1 La sécurité est-elle assurée par la norme?

« Les Echos » du 09 juillet 2014 publie le Point de vue de François Dupuy, sociologue des organisations: « Brétigny, un drame qui devrait faire réfléchir toutes les entreprises ».

Extraits:

« Les entreprises croient ou font semblant de croire que la multiplication des procédures et des process permet de contrôler ce que font les gens, donc d’assurer un fonctionnement prévisible de l’organisation. »

« C’est un constat qui devrait inquiéter tous les dirigeants, à l’heure où la valeur dominante parmi toutes celles que se donnent les entreprises françaises est l’innovation. »

Méconnaissance de la complexité de l’acte de travail entre travail prescrit et travail réel ? Cynisme des discours sur l’innovation ?

Pour télécharger l’article de François Dupuy Les Echos du 09/07/2014

 

Un commentaire

  1. Frédéric Poncet

    7 years ago

    Article intéressant, mais qui n’énonce que des choses assez banales (comme l’auteur le laisse entendre d’ailleurs) en sociologie des organisations. Le travail réel ne coïncide jamais parfaitement avec le travail prescrit, certes ; mais alors d’où vient la sécurité ?

    J’ai essayé de m’attaquer à la question alors que je préparais un Master de sociologie, il y a quelques années (mon mémoire est disponible ici : http://www.thebookedition.com/l-accident-serait-du–erreur-humaine-de-frederic-poncet-p-44905.html).

    Ce travail date et ses conclusions sont remises en cause par Brétigny et Denguin : la forme organisationnelle explicative que j’avais identifiée à l’époque, manifestement ne suffit plus à assurer la sécurité. Qu’est-ce qui a changé ? Quel a été le « point de basculement » entre la situation d’alors et celle d’aujourd’hui ? Assurément, le travail est à refaire où à prolonger.

    J’invite toutefois les amateurs de sociologie à ne pas en rester à des généralités ou à une approche trop superficielle. François Dupuy le sait fort bien, et il est bien audacieux de sa part de voir dans l’injonction d’innover, la cause de la casse du système de sécurité des chemins de fer français. L’assouplissement progressif de la périodicité de la maintenance préventive n’est pas une innovation, ou bien il faut appeler « innovation » tout ce qui va dans le sens de céder aux forces dominantes !

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