0 Réforme ferroviaire française: satisfecit de Bruxelles

Siim Kallas a  accordé le 16/07/2014 au journal Les Echos une interview où il déclare que « Pour la Commission, la réforme ferroviaire française va dans la bonne direction ».

Le vice-président de la Commission européenne et commissaire européen aux Transports sortant, bien connu pour sa promotion musclée de la libéralisation complète du ferroviaire et ennemi juré des entreprises ferroviaires historiques, « continue de penser qu’une séparation nette entre gestionnaire d’infrastructure et opérateur ferroviaire est nécessaire »….

Devons-nous en conclure que la réforme ferroviaire française va dans la direction de la « séparation nette » ? …

Pour télécharger l’article de Renaud Honoré: http://www.lesechos.fr/industrie-services/tourisme-transport/0203645688776-siim-kallas-pour-la-commission-la-reforme-ferroviaire-francaise-va-dans-la-bonne-direction-1025263.php?xtor=EPR-11-%5Bindustries_services%5D-20140717-%5Bs=542199_n=6_c=_%5D-1079204@2

Quand au nouveau Président de la commission des transports et du tourisme du Parlement européen (TRAN), le Vert allemand Michael Cramer, il qualifie le quatrième paquet ferroviaire de principale priorité.

Le 17/07/2014, dans une interview accordée au journal d’actualités européennes Europolitics, Michael Cramer a présenté les dossiers transports qu’il considère comme les plus importants. Le premier d’entre eux est le quatrième paquet ferroviaire, Michael Cramer le qualifiant de « très important parce qu’il aboutira à faire diminuer les prix et qu’il augmentera réellement les possibilités pour les entreprises ferroviaires, spécialement pour les services transfrontaliers ». Il souhaite qu’un accord soit trouvé rapidement sur le pilier technique de ce paquet, d’ici fin 2014, estimant que les différences entre les textes du Conseil et du Parlement sont peu importantes. Sur le dossier des poids et dimensions des véhicules routiers (mégacamions), Michael Cramer rappelle qu’en première lecture, le Parlement européen a demandé une étude d’impact sur l’autorisation de la circulation transfrontalière des camions plus longs. Il ajoute qu’une telle étude d’impact est « nécessaire parce que des études montrent que à 50% du transport de fret du rail à la route. Ce qui va totalement encontre des objectifs européens en matière de lutte contre le changement climatique ». Le Président de la commission TRAN se prononce également pour une concurrence intermodale équitable, soulignant que « chaque locomotive doit payer pour chaque kilomètre parcouru », alors que les Etats membres sont libres de choisir les paramètres des éventuels péages routiers, et que les compagnies aériennes « reçoivent chaque année 30 milliards d’euros de la part des contribuables parce qu’elles ne paient pas de taxes sur le kérosène ni de TVA sur les liaisons internationales ». Michael Cramer estime également que les sections ferroviaires transfrontalières devraient constituer la priorité majeure de la commission TRAN au cours de la législature 2014-2019, opposant les projets de petite envergure aux « méga-projets » coûteux, tels que la liaison Lyon-Turin.

On notera enfin que Michael Cramer se prononce de manière assez critique à l’égard du Commissaire européen aux transports sortant, Siim Kallas, qualifié de « plus grand lobbyiste des compagnies aériennes », et lui reproche également sa réinterprétation à l’été 2013 de la règlementation sur la circulation transfrontalière des méga-camions.

 

 

 

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